Entertainment

Une quatrième dose à l’automne: pour qui et dans quel ordre

Une quatrième dose à l’automne: pour qui et dans quel ordre

En prévision de l’automne et de l’hiver, saison propice aux intérieurs confinés, la Belgique proposera une 4e dose de vaccin aux plus vulnérables (voire une 5e pour certains) et au personnel de soin en priorité, avant de l’étendre à d’autres groupes de personnes. « La nouvelle campagne de vaccination est très importante : cela reste notre principale ligne de défense », a résumé le président de la task force vaccination, Dirk Ramaekers, à l’issue de la Conférence interministérielle (CIM) santé de ce mercredi.

Un point de vue partagé par le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke : « Malheureusement, le covid n’a pas disparu, comme on le voit en ce moment. Mais la vaccination reste très efficace contre les formes graves et le risque d’hospitalisation puisqu’elle les prévient entre 80 et 90 %. » Et de rappeler « la somme des petits gestes qui font la différence », pour à la fois protéger les autres et permettre au personnel soignant de souffler un peu. La base : se faire tester en cas de symptôme, s’isoler quand on est positif, porter un masque si on est vulnérable ou en contact avec des personnes qui le sont, ventiler les espaces (un cadre législatif est d’ailleurs attendu). Mais aussi… recevoir un premier booster pour stimuler ses défenses : « De grâce, prenez rendez-vous ! », a-t-il imploré.

À ce jour, 75,7 % des plus de 18 ans ont reçu leur 3e dose. Des chiffres disparates selon les Régions, avec la Flandre en pole position (84,6 %) alors que moins d’un adulte bruxellois sur deux (48,7 %) et deux Wallons sur trois (67,2 %) ont reçu le rappel. Cet été, les centres de vaccination resteront ouverts au 1,7 million de Belges éligibles à ce premier booster. À noter qu’un délai de minimum trois mois (idéalement six mois) est requis entre deux doses de rappel.

function get_dtkCxSegments() {
if (‘cxSegments’ in localStorage) {
// Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur
let cx = localStorage.getItem(“cxSegments”),
valueCx = cx.split(“,”),
valueCxLimited = [],
charLength = 0,
limit = 2000;
// Limitation de la longueur de la chaine de caractère
for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) {
charLength = charLength + valueCx[i].length;
if (charLength <= limit) {
valueCxLimited.push(valueCx[i]);
}
}
return valueCxLimited;
}
else {
return false;
}
}
window.dtkCxSegments = window.dtkCxSegments || get_dtkCxSegments();
var dtkEmbed = document.currentScript.parentNode;
var dtkIframe = dtkEmbed.querySelector(".dmp-digiteka-bfd1306fb7c3b32ec0f602f44a19cfae").content.cloneNode(true);
dtkIframe = dtkIframe.querySelector('iframe');
var dtkUrl = new URL(dtkIframe.dataset.src);
var tagparamValue = (dtkUrl.searchParams.get("tagparam")) ? dtkUrl.searchParams.get("tagparam") + "&CxSegments=" + window.dtkCxSegments : "CxSegments=" + window.dtkCxSegments;
if (window.dtkCxSegments) dtkUrl.searchParams.set('tagparam', tagparamValue);
dtkIframe.dataset.src = dtkUrl.toString();
dtkEmbed.appendChild(dtkIframe);

1

Qui pourra en bénéficier en premier ?

Dans un premier temps, les groupes les plus vulnérables (les plus de 65 ans et les immunodéprimés) seront invités à recevoir leur « rappel automnal ». Puis ce sera le tour du personnel des soins de santé (mais les hôpitaux pourront le leur proposer dès cet été) et des 50-64 ans, par ordre d’âge décroissant. Les adultes de moins de 50 ans attendront la fin de cette priorisation. Quant aux enfants et adolescents, dans l’attente de données scientifiques sur l’utilité d’un rappel, seuls les stagiaires dans les institutions de soins et les jeunes vulnérables pourront recevoir une dose supplémentaire.

La campagne automnale devrait s’étaler sur deux à trois mois. Son coût « considérable », selon Vandenbroucke, sera assumé par le fédéral et les Régions. La ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, relativise : « Il est moindre que celui que le covid fait peser sur l’ensemble de la société. »

2

Quel type de vaccin ?

L’autorisation de mise sur le marché par l’Agence européenne des médicaments (EMA) des vaccins de Pfizer et Moderna adaptés au variant omicron est attendue pour début septembre au plus tard. Logiquement, les premières livraisons seront utilisées à destination des plus vulnérables. Si toutefois la situation épidémiologique devait s’aggraver et/ou la mise sur le marché être retardée, la campagne sera lancée avec les vaccins à ARN messager en stock.

« Les données de qualité et de production des vaccins adaptés sont analysées par l’EMA en continu », explique le professeur de pharmacie de l’UNamur Jean-Michel Dogné. Ces vaccins « 2.0 » sont dits « bivalents » : ils agissent à la fois contre la souche originale, de Wuhan, et contre le sous-variant BA.1 d’omicron, qui sévissait en décembre dernier. « Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas actifs contre d’autres variants en circulation actuellement, comme le BA.5 », nuance le spécialiste pour qui il ne sert à rien de courir indéfiniment après le temps : « Ce sera le lot de tout vaccin adapté : il arrivera toujours après tel ou tel variant. Selon les premières données dont on dispose, les vaccins actuels auraient un profil d’efficacité également contre BA.5. Cette efficacité se mesure d’ailleurs au fil du temps dans les vagues aplaties grâce à la vaccination, mais aussi dans les admissions moins nombreuses à l’hôpital ou aux soins intensifs. »

À lire aussi
Coronavirus: les nouveaux mutants omicron font rebondir les hospitalisations… sans effrayer les experts

3

Où recevra-t-on son rappel automnal ?

Les vaccins seront principalement administrés dans les centres de vaccination. Les résidents et le personnel des hôpitaux ou maisons de repos pourront aussi être vaccinés dans leur institution, comme ce sera le cas dans les prisons. Les vaccins pourront également être administrés par des médecins généralistes, des infirmiers à domicile (sur prescription) et des pharmaciens. Comme le faisait ressortir le Baromètre de la motivation du groupe Psy et Corona, leur rôle est déterminant puisque les gens leur font davantage confiance. À la demande de la Société de médecine générale (SSMG), des webinaires seront animés prochainement pour sensibiliser les professionnels de la santé à l’utilité du rappel automnal.

4

À quand un nouveau rappel ?

Il n’est pas exclu qu’il faille un booster chaque année. Le virus a beau ne pas être saisonnier, comme le montre la 7e vague en cours, nos comportements le sont : dès les premiers frimas, on reste davantage dans des espaces clos plus propices aux contaminations. C’est donc tout à fait approprié de restimuler le système immunitaire à l’approche de l’automne. Pour rappel, il y a deux types d’immunité, celle qu’on appelle humorale (la production d’anticorps par les lymphocytes B, qu’on peut mesurer en labo) et la cellulaire (les lymphocytes T mémoire). Si le taux d’anticorps diminue dans le temps, on n’est donc pas totalement dépourvu de défenses. La durée de protection induite par les vaccins bivalents serait par ailleurs plus étendue : elle pourrait durer jusqu’à dix mois. Le temps de passer l’hiver.

À lire aussi
Coronavirus: les entreprises, des clusters comme les autres






Par Anne-Sophie Leurquin

Journaliste au service Société
Le 6/07/2022 à 18:27


Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published.

close